Système d’échange - Travail - Salaire

Publié le 7 septembre 2007, mise à jour le 7 septembre 2016
par Michel et Marie-Andrée Gazeau

(Article en cours de rédaction - date modifiée pour le faire apparaître en fin de liste)

Une économie qui ne ruine pas la nature

Le cardinal de Bérulle (1575 - 1629) a écrit cet axiome :
« parce que la nature est de Dieu, nous la laisserons sans la ruiner  ».

Comment parvenir à ne pas ruiner la nature ?

Quelques repères sur la spiritualité du cardinal Pierre de Bérulle
Le fruit de l’Esprit vivant en nous : « Ce n’est plus moi qui vis, c’est Lui qui vit en moi. »[Gal 2-20]
Vie d’union : on finit par ressembler au Christ, indépendamment de notre volonté
Unité de l’être : je ne suis plus divisé.
Simplicité : dans le sens, qui ne peut plus être divisible (comme l’atome ne peut plus être divisé en unité plus petite). Dieu et moi ne faisons plus qu’un.
Un Mystère est quelque chose qui dépassera toujours notre compréhension.
En sa substance, le Mystère de l’Homme-Dieu est incompréhensible à l’intelligence
humaine. Elle ne peut l’appréhender, les pensées de Dieu ne sont pas les nôtres
Seuls l’amour et l’humilité nous disposent à entrer dans le mystère .
« C’est l’Amour qui a tiré le cœur du Fils hors du sein du Père pour le mettre au sein de Marie, pour le donner à l’homme, l’unir à notre nature... » [M 233]
« Nous ne pénétrons pas assez ces mystères, nous ne nous y appliquons pas avec
humilité, et avec cette connaissance affectueuse que l’Écriture appelle Lumière et Vie. » [M. 233]

Axiome : Énoncé répondant à trois critères fondamentaux : être évident, non démontrable, universel. Les savants entendent par axiome toute proposition indémontrable dont la vérité commande l’assentiment, et sans laquelle la démonstration de tout un ordre de vérités est impossible.

Théorème : Proposition qui peut être démontrée par un raisonnement logique à partir de faits donnés ou d’hypothèses justifiables.

Le salaire du temps du Christ

Dans le récit de la multiplication des pains c’est la valeur du temps de travail qui sert d’unité de mesure :

Il leur répondit : « Donnez-leur vous-mêmes à manger. » Ils répliquent : « Irons-nous dépenser le salaire de deux cents journées pour acheter des pains et leur donner à manger ? »
[Mc 6, 37]


Une journée de travail valait un denier :

« En effet, le royaume des Cieux est comparable au maître d’un domaine qui sortit dès le matin afin d’embaucher des ouvriers pour sa vigne. Il se mit d’accord avec eux sur le salaire de la journée : un denier, c’est-à-dire une pièce d’argent, et il les envoya à sa vigne.
Quand vint le tour des premiers, ils pensaient recevoir davantage, mais ils reçurent, eux aussi, chacun une pièce d’un denier.
[Mt 20, 1-2, 10]


Du temps de Jésus, sous l’empereur romain Auguste (16 janvier 27 av. J.-C. au 19 août 14 ap. J.-C) :
- 1 livre de pain (0,324kg) valait 1 as, soit 1/16 de denier (le salaire d’une journée permet d’acheter 16 pains d’une livre)
Le salaire de 200 journées correspond à 200 deniers, ce qui permettait d’acheter 200 x16 = 3200 pains d’une livre.
Pour les 5000 hommes présents, sans compter les femmes et le enfants cela revient à environ un demi pain d’une livre par personne.
Rapporté à la valeur du pain à notre époque :
- valeur pain d’un livre = 4.50 €/kg soit, pour 324g, 1.46€ pour 1/16 de denier soit la valeur du denier à 24.96€
- pour une journée de travail de 7 heures le salaire serait de 3.57€ .

A titre de comparaison, le salaire d’un soldat (de miles) était de 225 deniers par an, soit 0.61 denier /jour (15.23€/j)
Le salaire d’un centurion était de 3 375 deniers par /an, soit 9.25 deniers /jour (230.88€/j), 15 fois plus que le soldat.

Valeur actuelle d’un denier
Au cours actuel de l’argent : 550.90 - 538.96 €/kg (1/9/2016). Pour un poids de 3.7g , cela correspond à une valeur de 1.99€.
Si on la compare sur la base du prix du pain, on constate que les techniques de productions industrielles ont permis de diviser par plus de 12 la valeur du métal argent.

Une économie inspirée par l’Esprit

A partir de l’axiome de Bérulle nous pouvons énoncer le théorème suivant :

1. La valeur réelle d’un bien est le nombre d’heures de travail des hommes qu’il a nécessité pour être produit. Qu’elle que soit la complexité du produit, il ne résulte que de la somme d’opérations dues à l’activité des hommes. Tout le reste est donné par la nature, bien commun de l’humanité.

2. En échangeant des bien sur la seule base du temps de travail qu’il a nécessité pour être produit, on évite toute forme de spéculation, d’avidité, d’accumulation de richesse et d’exploitation de l’homme. Un échange ne peut se faire que sur la base du temps de travail l’équivalent.

3. La nature ne peut être ruinée car le lien direct entre l’activité humaine et les dons de la nature permet de contrôler, à la source, l’impact de cette activité sur la nature


Remarque :
Il n’est pas réaliste de croire que l’économie actuelle pourra revenir à cette forme d’échange. Son principal moteur, l’esprit d’avidité, met une telle pression sur les autorités politiques que cela ne leur permet pas de la réguler. L’esprit d’avidité est latent en chacun de nous, il doit être combattu spirituellement.
Cette proposition n’est évoquée qu’à titre de réflexion, à l’usage de ceux qui souhaitent anticiper la perspective d’un effondrement par auto-destruction du système économique mondial.

Exemple d’un produit : la carotte

Pour faciliter la démonstration, on se place dans une situation d’économie de survie, qui met en œuvre les techniques de production les plus simples.

1. Production
Pour produire une carotte le jardinier à besoin :
1.1. De ressources
- un sol, de la lumière et de la chaleur du soleil, de l’eau.
Toutes les ressources sont donnés par la nature. Pour un chrétien elles sont un don de Dieu.
1.2. D’autres produits
- de graines qu’il a récoltée l’année précédente
- de compost (engrais produit par la nature) qu’il a préparé à partir de végétaux et de déchets.

1.3. De travail
Activité humaine exigeant un effort soutenu, qui vise à la modification des éléments naturels, à la création et/ou à la production de nouvelles choses, de nouvelles idées.
Soins qu’il a prodigués tout au long de la croissance.

Travaux à effectuer par le jardinier :
- préparer le sol
- semer
- recouvrir d’un paillis léger
- arroser les semis
- éclaircir
- désherber
- épaissir le paillis
- protéger des prédateurs
- récolter
- nettoyer
Avec une méthodologie rigoureuse, il est possible de mesurer le nombre d’heures de travail nécessaire pour produire chaque année telle quantité de carottes.

1.4. De savoirs et de savoir-faire
Avant d’être jardiner, il faut consacrer du temps et de l’effort pour se former.
Ce temps de formation est réparti sur toute la production correspondant à la durée moyenne d’activité d’un jardinier.
Par exemple, pour 2 années de formation à répartir sur 40 années d’activité, on rajoute 1/20 heures à chaque heure de travail fourni.

1.5. D’outils de production
En préalable à la production, le producteur aura besoin d’acquérir les outils nécessaires à la production. Ces outils dépendent du mode de production, par exemple en agro-écologie il n’aura pas à retourner le sol.
Dans l’exemple d’une économie de survie  , ces travaux peuvent se faire entièrement à main nue.
L’eau d’arrosage des semis est stockée dans une marre et transportée dans un vase d’argile, seul outil nécessaire.

Pour la production de cet outil, on applique la même grille d’analyse :
- les ressources : l’argile, le bois de chauffage du four : tous donnés par la nature
- le travail :

  • extraire, transporter et trier et malaxer l’argile
  • façonner le pot
  • couper, transporter et faire sécher le bois
  • cuire la poterie

De la même manière que pour tout produit, il est possible de mesurer le nombre d’heures de travail nécessaire pour produire cet outil.
Le temps de travail nécessaire à la production des outils sera réparti :
- sur l’ensemble des productions auxquelles il aura contribué
- sur le nombre d’années qu’il aura servi (sa durée de vie)

En remontant tous les maillons des produits nécessaires, et en faisant la somme de tous les temps de travail, on dispose de la valeur globale finale du produit.
Il n’est constitué que de travail, tout le reste, donné par la nature.
Chaque produit est le fruit des ressources de la terre et du travail des hommes.

Par nature, les dons de la Création sont limités. Toute production devrait indiquer son impact sur le capital des ressources disponibles pour les générations futures.

1.6. Les contributions pour les arrêts maladie, les charges de santé, de maternité / paternité et la retraite
L’Église a été précurseur en matière de système de solidarité, et à mis en place les premiers systèmes d’assurance mutuelle.
Dans une économie d’échange de temps de travail, une part du travail est "capitalisé" pour faire face aux aléas de la vie : accidents, maladies, perte de capacité de production en fin de vie.
Selon le même mode de répartition que pour la formation, ce temps est réparti sur toute la production correspondant à la durée moyenne d’activité.
Par exemple, pour 10 années de retraite à répartir sur 40 années d’activité, on rajoute 1/4 heures à chaque heure de travail fourni.
Statistiquement, sur une grande population, on sait établir avec une grande précision les durées moyennes des différentes arrêts de capacité de production.

2. Les échanges
Suite à la production, le jardinier va mettre une partie de sa production à la disposition des personnes qui ont besoin de son produit. Pour simplifier la démonstration, dans une économie de production locale, nous supposerons que le client vient chez le producteur, c’est à dire qu’il prend de son temps pour accéder au produit dont il a besoin.
Mais dans une économie de communion, rien empêche d’améliorer la productivité en optimisant le temps de distribution des produits.

Il y a deux méthodes pour "assurer" l’équité de l’échange sur la base de temps de travail.
1- La plus simple, il n’y a pas de mesure de l’échange.
Exemple : Quand il a finit sa fournée, le boulanger met son pain sur les étagères et va vaquer à ses occupations familiales ou d’auto-production. Quand il besoin de blé il va le chercher chez le paysan qui l’a stocké dans son silo. Même chose pour le bois de chauffage du four.
Chacun remplit sa journée du même nombres d’heures de travail. Le seul "contrôle" communautaire consiste d’abord à s’assurer que chacun à bien un travail, qu’il l’exerce correctement et à peu près le même temps que les autres, selon ses forces.
C’est le système économique que pratiquait la Communauté de l’Arche de Lanza Del Vasto.
Plus la communauté est grande plus les recours à des produits extérieurs est faible. Les produits extérieurs sont achetés avec l’argent des produits communautaires vendus à l’extérieur. La monnaie "extérieure" ne circule pas entre les membres de la Communauté. Elle est gérée par un seul intendant, mais les décisions d’achat extérieurs sont décidés par tous les membres.
Ceux qui ne peuvent pas travailler sont pris en charge par les autres. Avec des moyens de production très simples, les membres de la communauté devaient fournir environ 8 heures de travail, 6 jours par semaine.
Ce système économique ne dépense aucune ressource travail en collecte d’impôts, de mutuelle, de comptabilité, de contrôle fiscal, emprisonnement pour fraude, etc...
Il est particulièrement sobre en énergie non renouvelable : traction animale, photovoltaïque, énergie bois,...

2- Le système des SEL (système d’échange local)
L’unité d’échange est une "monnaie temps" : une heure = une heure, quel que soit le service rendu. Plusieurs systèmes permettent d’enregistrer, comptabiliser et échanger cette monnaie.

Si on additionne les réserves pour les formations, les différents aléas et la retraite, on constate que c’est près de 1heure à mutualiser pour 1 heure de travail.

Celui qui produit "doit " fournir une heure de travail par heure de travail à ceux qui ne travaillent pas. Sur les carnets d’échange de temps, on crédite des "heures" à ceux qui ne peuvent plus travailler.

Le travail dans la Bible

Le Seigneur Dieu prit l’homme et le conduisit dans le jardin d’Éden pour qu’il le travaille et le garde. [Gn 2, 15]

Alors le Seigneur Dieu le renvoya du jardin d’Éden, pour qu’il travaille la terre d’où il avait été tiré. [Gn 3, 23]

Le premier jour, vous tiendrez une assemblée sainte ; vous ferez de même le septième jour. Ces jours-là, on ne fera aucun travail, sauf pour préparer le repas de chacun ; on ne fera rien d’autre. [Ex 12, 16]

Pendant six jours, tu travailleras, mais, le septième jour, tu chômeras ; même au temps des labours et de la moisson, tu chômeras. [Ex 34, 21]

Quiconque fera quelque travail ce jour-là, je le supprimerai du milieu de son peuple.
Vous ne ferez aucun travail. C’est un décret perpétuel pour toutes vos générations, partout où que vous habitez. [Lv 23, 30-31]

Qui travaille sa terre aura du pain à satiété ; qui poursuit des chimères aura de la misère à satiété ! [Pr 28, 19]

Rien de bon pour l’homme, sinon manger et boire, et trouver le bonheur dans son travail. J’ai vu que cela aussi vient de la main de Dieu. [Qo 2, 24]

J’ai vu aussi que toute la peine, tout le succès d’un travail, n’est que jalousie des uns envers les autres. C’est encore vanité et poursuite de vent. [Qo 4, 04]

Voici un homme seul, sans personne, ni frère ni fils, qui travaille à n’en plus finir, toujours avide de plus de richesses. Il ne se demande pas : « Mais pour qui travailler ainsi en me privant de bonheur ? » C’est encore de la vanité, une besogne de malheur. [Qo 4, 08]

Le travailleur dormira en paix, qu’il ait peu ou beaucoup à manger, alors que, rassasié, le riche ne parvient pas à dormir. [Qo 5, 11]

Tout le travail de l’être humain est pour la bouche, et pourtant son appétit n’est jamais comblé. [Qo 6, 07]

Comme celui qui laboure et fait les semailles, cultive-la et attends ses bons fruits. Tu peineras un peu pour la travailler, mais bientôt, tu mangeras de ses produits. [Si 6, 19]

Ne prends pas en dégoût les travaux pénibles, ni le travail des champs institué par le Très-Haut. [Si 7, 15]

Ne maltraite pas l’esclave qui travaille fidèlement, ni le journalier qui se dévoue sans compter. [Si 7, 20]

Ne joue pas au sage quand tu es au travail, et ne te vante pas quand tu es dans la gêne. Mieux vaut un travailleur dans l’abondance qu’un flâneur qui se vante et manque de pain. [Si 10, 26-27]

Un travailleur qui boit ne deviendra jamais riche ; celui qui néglige les petites choses peu à peu tombera. [Si 19, 1]

Celui qui travaille la terre voit son blé s’entasser, celui qui gagne l’estime des grands voit ses torts pardonnés. [Si 20, 28]

Celui qui m’obéit ne sera pas déçu. Ceux qui travaillent avec moi ne seront pas pécheurs. Ceux qui me mettent en lumière auront la vie éternelle. » [Si 24, 22]

Il en va de même du forgeron, toujours à son enclume ; il fixe son attention sur le fer qu’il travaille ; le souffle du feu fait fondre ses chairs, il se démène dans la chaleur du fourneau, le bruit du marteau lui casse les oreilles, ses yeux sont rivés sur le modèle de l’objet ; il met son cœur à parfaire son œuvre et passe des nuits à la rendre belle jusqu’à la perfection.
Il en va de même du potier, toujours à son ouvrage ; il actionne le tour avec ses pieds, il est en perpétuel souci de son travail et tous ses gestes sont comptés : [Si 38, 28-29]

Malheur à qui bâtit sa maison au mépris de la justice, et ses chambres hautes au mépris du droit, qui fait travailler gratuitement son prochain et ne lui verse pas de salaire. [Jr 22, 13]

Tu fais pousser les prairies pour les troupeaux, et les champs pour l’homme qui travaille. De la terre il tire son pain : [Ps 103, 14]

Si le Seigneur ne bâtit la maison, les bâtisseurs travaillent en vain ; * si le Seigneur ne garde la ville, c’est en vain que veillent les gardes. [Ps 126, 01]

Et au sujet des vêtements, pourquoi se faire tant de souci ? Observez comment poussent les lis des champs : ils ne travaillent pas, ils ne filent pas. [Mt 6, 28]

Le gérant se dit en lui-même : “Que vais-je faire, puisque mon maître me retire la gestion ? Travailler la terre ? Je n’en ai pas la force. Mendier ? J’aurais honte. [Lc 16, 3]

Travaillez non pas pour la nourriture qui se perd, mais pour la nourriture qui demeure jusque dans la vie éternelle, celle que vous donnera le Fils de l’homme, lui que Dieu, le Père, a marqué de son sceau. »
Ils lui dirent alors : « Que devons-nous faire pour travailler aux œuvres de Dieu ? » [Jn - 6, 27-28]

Si quelqu’un accomplit un travail, son salaire ne lui est pas accordé comme un don gratuit, mais comme un dû. [Rm 4, 4]

Nous travaillons péniblement de nos mains. On nous insulte, nous bénissons. On nous persécute, nous le supportons. [1Co 4, 12]

Ainsi donc, lorsque nous en avons l’occasion, travaillons au bien de tous, et surtout à celui de nos proches dans la foi. [Ga 6,10]

Que le voleur cesse de voler ; qu’il prenne plutôt la peine de travailler honnêtement de ses mains, afin d’avoir de quoi partager avec celui qui est dans le besoin. [Ep 4, 28]

.. et qui font leur travail d’esclaves volontiers, comme pour le Seigneur et non pas pour des hommes. [Ep 6, 7]

Quel que soit votre travail, faites-le de bon cœur, comme pour le Seigneur et non pour plaire à des hommes. [Col 3, 23]

Vous vous rappelez, frères, nos peines et nos fatigues : c’est en travaillant nuit et jour, pour n’être à la charge d’aucun d’entre vous, que nous vous avons annoncé l’Évangile de Dieu. [1Th 2, 9]

Ayez à cœur de vivre calmement, de vous occuper chacun de vos propres affaires et de travailler de vos mains comme nous vous l’avons ordonné. [1Th - 4 : 11]

Et le pain que nous avons mangé, nous ne l’avons pas reçu gratuitement. Au contraire, dans la peine et la fatigue, nuit et jour, nous avons travaillé pour n’être à la charge d’aucun d’entre vous.
Et quand nous étions chez vous, nous vous donnions cet ordre : si quelqu’un ne veut pas travailler, qu’il ne mange pas non plus.
À ceux-là, nous adressons dans le Seigneur Jésus Christ cet ordre et cet appel : qu’ils travaillent dans le calme pour manger le pain qu’ils auront gagné. À ceux-là, nous adressons dans le Seigneur Jésus Christ cet ordre et cet appel : qu’ils travaillent dans le calme pour manger le pain qu’ils auront gagné. [2Th 3, 8-12]

Le travail dans le Catéchisme de l’Église catholique

Le Monde visible
C’est Dieu lui-même qui a créé le monde visible dans toute sa richesse, sa diversité et son ordre. L’Écriture présente l’œuvre du Créateur symboliquement comme une suite de six jours " de travail " divin qui s’achèvent sur le " repos " du septième jour (Gn 1, 1 – 2, 4). Le texte sacré enseigne, au sujet de la création, des vérités révélées par Dieu pour notre salut (cf. DV 11) qui permettent de " reconnaître la nature profonde de la création, sa valeur et sa finalité qui est la gloire de Dieu " [337]

L’homme au Paradis
Le signe de la familiarité avec Dieu, c’est que Dieu le place dans le jardin (cf. Gn 2, 8). Il y vit " pour cultiver le sol et le garder " (Gn 2, 15) : le travail n’est pas une peine (cf. Gn 3, 17-19), mais la collaboration de l’homme et de la femme avec Dieu dans le perfectionnement de la création visible. [378]

Comment le Fils de Dieu est-il homme ?
Le Fils de Dieu a travaillé avec des mains d’homme, il a pensé avec une intelligence d’homme, il a agi avec une volonté d’homme, il a aimé avec un cœur d’homme. Né de la Vierge Marie, il est vraiment devenu l’un de nous, en tout semblable à nous, hormis le péché [470]

Les mystères de la vie cachée de Jésus
Pendant la plus grande partie de sa vie, Jésus a partagé la condition de l’immense majorité des hommes : une vie quotidienne sans apparente grandeur, vie de travail manuel, vie religieuse juive soumise à la Loi de Dieu (cf. Ga 4, 4), vie dans la communauté. De toute cette période il nous est révélé que Jésus était " soumis " à ses parents et qu’" il croissait en sagesse, en taille et en grâce devant Dieu et devant les hommes " (Lc 2, 51-52).[531]

La vie cachée de Nazareth permet à tout homme de communier à Jésus par les voies les plus quotidiennes de la vie :
Nazareth est l’école où l’on commence à comprendre la vie de Jésus : l’école de l’Évangile (...). Une leçon de silence d’abord. Que naisse en nous l’estime du silence, cette admirable et indispensable condition de l’esprit (...). Une leçon de vie familiale. Que Nazareth nous enseigne ce qu’est la famille, sa communion d’amour, son austère et simple beauté, son caractère sacré et inviolable (...). Une leçon de travail. Nazareth, ô maison du " Fils du Charpentier ", c’est ici que nous voudrions comprendre et célébrer la loi sévère et rédemptrice du labeur humain (...) ; comme nous voudrions enfin saluer ici tous les travailleurs du monde entier et leur montrer leur grand modèle, leur frère divin (Paul VI, discours 5 janvier 1964 à Nazareth ). [533]

Par sa soumission à Marie et Joseph, ainsi que par son humble travail pendant de longues années à Nazareth, Jésus nous donne l’exemple de la sainteté dans la vie quotidienne de la famille et du travail.[564]

Le Jour du Seigneur
Le dimanche, " Jour du Seigneur ", est le principal jour de la célébration de l’Eucharistie parce qu’il est le jour de la Résurrection. Il est le jour de l’Assemblée liturgique par excellence, le jour de la famille chrétienne, le jour de la joie et du repos du travail. Il est " le fondement et le noyau de toute l’année liturgique " (SC 106). [1193]

Les signes du pain et du vin
Au cœur de la célébration de l’Eucharistie il y a le pain et le vin qui, par les paroles du Christ et par l’invocation de l’Esprit Saint, deviennent le Corps et le Sang du Christ. Fidèle à l’ordre du Seigneur l’Église continue de faire, en mémoire de Lui, jusqu’à son retour glorieux, ce qu’il a fait la veille de sa passion : " Il prit du pain... ", " Il prit la coupe remplie de vin... ". En devenant mystérieusement le Corps et le Sang du Christ, les signes du pain et du vin continuent à signifier aussi la bonté de la création. Ainsi, dans l’Offertoire, nous rendons grâce au Créateur pour le pain et le vin (cf. Ps 104, 13-15), fruit " du travail de l’homme ", mais d’abord " fruit de la terre " et " de la vigne ", dons du Créateur. L’Église voit dans le geste de Melchisédech, roi et prêtre, qui " apporta du pain et du vin " (Gn 14, 18) une préfiguration de sa propre offrande (cf. MR, Canon Romain 95 : " Supra quæ "). [1333]

L’Eucharistie est également le sacrifice de l’Église. L’Église, qui est le Corps du Christ, participe à l’offrande de son Chef. Avec Lui, elle est offerte elle-même tout entière. Elle s’unit à son intercession auprès du Père pour tous les hommes. Dans l’Eucharistie, le sacrifice du Christ devient aussi le sacrifice des membres de son Corps. La vie des fidèles, leur louange, leur souffrance, leur prière, leur travail, sont unis à ceux du Christ et à sa totale offrande, et acquièrent ainsi une valeur nouvelle. Le sacrifice du Christ présent sur l’autel donne à toutes les générations de chrétiens la possibilité d’être unis à son offrande. [1368]

Le mariage sous la pédagogie de la Loi
Dans sa miséricorde, Dieu n’a pas abandonné l’homme pécheur. Les peines qui suivent le péché, les douleurs de l’enfantement (cf. Gn 3, 16), le travail " à la sueur de ton front " (Gn 3, 19), constituent aussi des remèdes qui limitent les méfaits du péché. Après la chute, le mariage aide à vaincre le repliement sur soi-même, l’égoïsme, la quête du propre plaisir, et à s’ouvrir à l’autre, à l’aide mutuelle, au don de soi.[1609]

L’Église domestique
C’est ici que s’exerce de façon privilégiée le sacerdoce baptismal du père de famille, de la mère, des enfants, de tous les membres de la famille, " par la réception des sacrements, la prière et l’action de grâce, le témoignage d’une vie sainte, et par leur renoncement et leur charité effective " (LG 10). Le foyer est ainsi la première école de vie chrétienne et " une école d’enrichissement humain " (GS 52, § 1). C’est ici que l’on apprend l’endurance et la joie du travail, l’amour fraternel, le pardon généreux, même réitéré, et surtout le culte divin par la prière et l’offrande de sa vie. [1657]

Le bien commun
En second lieu, le bien commun demande le bien-être social et le développement du groupe lui-même. Le développement est le résumé de tous les devoirs sociaux. Certes, il revient à l’autorité d’arbitrer, au nom du bien commun, entre les divers intérêts particuliers. Mais elle doit rendre accessible à chacun ce dont il a besoin pour mener une vie vraiment humaine : nourriture, vêtement, santé, travail, éducation et culture, information convenable, droit de fonder une famille, etc. (cf. GS 26, § 2). [1908]

Responsabilité et Participation
La participation se réalise d’abord dans la prise en charge des domaines dont on assume la responsabilité personnelle : par le soin apporté à l’éducation de sa famille, par la conscience dans son travail, l’homme participe au bien d’autrui et de la société (cf. CA 43). [1914]

La Solidarité humaine
La solidarité se manifeste en premier lieu dans la répartition des biens et la rémunération du travail. Elle suppose aussi l’effort en faveur d’un ordre social plus juste dans lequel les tensions pourront être mieux résorbées, et où les conflits trouveront plus facilement leur issue négociée. [1940]

Le mérite
La charité du Christ est en nous la source de tous nos mérites devant Dieu. La grâce, en nous unissant au Christ d’un amour actif, assure la qualité surnaturelle de nos actes et, par suite, leur mérite devant Dieu comme devant les hommes. Les saints ont toujours eu une conscience vive que leurs mérites étaient pure grâce.
Après l’exil de la terre, j’espère aller jouir de vous dans la Patrie, mais je ne veux pas amasser de mérites pour le Ciel, je veux travailler pour votre seul Amour ... Au soir de cette vie, je paraîtrai devant vous les mains vides, car je ne vous demande pas, Seigneur, de compter mes œuvres. Toutes nos justices ont des taches à vos yeux. Je veux donc me revêtir de votre propre Justice et recevoir de votre Amour la possession éternelle de Vous-même ... (S. Thérèse de l’Enfant-Jésus, offr.). [2011]

Le troisième commandement
L’agir de Dieu est le modèle de l’agir humain. Si Dieu a " repris haleine " le septième jour (Ex 31, 17), l’homme doit aussi " chômer " et laisser les autres, surtout les pauvres, " reprendre souffle " (Ex 23, 12). Le Sabbat fait cesser les travaux quotidiens et accorde un répit. C’est un jour de protestation contre les servitudes du travail et le culte de l’argent (cf. Ne 13, 15-22 ; 2 Ch 36, 21). [2172]

Jour de grâce et de cessation du travail
Comme Dieu " se reposa le septième jour après tout le travail qu’il avait fait " (Gn 2, 2), la vie humaine est rythmée par le travail et le repos. L’institution du Jour du Seigneur contribue à ce que tous jouissent du temps de repos et de loisir suffisant qui leur permette de cultiver leur vie familiale, culturelle, sociale et religieuse (cf. GS 67, § 3). [2184]

Jour de grâce et de cessation du travail
Pendant le dimanche et les autres jours de fête de précepte, les fidèles s’abstiendront de se livrer à des travaux ou à des activités qui empêchent le culte dû à Dieu, la joie propre au Jour du Seigneur, la pratique des œuvres de miséricorde et la détente convenable de l’esprit et du corps (cf. CIC, can. 1247). Les nécessités familiales ou une grande utilité sociale constituent des excuses légitimes vis-à-vis du précepte du repos dominical. Les fidèles veilleront à ce que de légitimes excuses n’introduisent pas des habitudes préjudiciables à la religion, à la vie de famille et à la santé.
L’amour de la vérité cherche le saint loisir, la nécessité de l’amour accueille le juste travail (S. Augustin, civ. 19, 19). [2185]

La famille et la société
La communauté politique a le devoir d’honorer la famille, de l’assister, de lui assurer notamment :
– la liberté de fonder un foyer, d’avoir des enfants et de les élever en accord avec ses propres convictions morales et religieuses ;
– la protection de la stabilité du lien conjugal et de l’institution familiale ;
– la liberté de professer sa foi, de la transmettre, d’élever ses enfants en elle, avec les moyens et les institutions nécessaires ;
– le droit à la propriété privée, la liberté d’entreprendre, d’obtenir un travail, un logement, le droit d’émigrer ;
– selon les institutions des pays, le droit aux soins médicaux, à l’assistance pour les personnes âgées, aux allocations familiales ;
– le protection de la sécurité et de la salubrité, notamment à l’égard des dangers comme la drogue, la pornographie, l’alcoolisme, etc.
– la liberté de former des associations avec d’autres familles et d’être ainsi représentées auprès des autorités civiles (cf. FC 46). [2211]

Le septième commandement
Le septième commandement défend de prendre ou de retenir le bien du prochain injustement et de faire du tort au prochain en ses biens de quelque manière que ce soit. Il prescrit la justice et la charité dans la gestion des biens terrestres et des fruits du travail des hommes. Il demande en vue du bien commun le respect de la destination universelle des biens et du droit de propriété privée. La vie chrétienne s’efforce d’ordonner à Dieu et à la charité fraternelle les biens de ce monde. [2401]

La Destination universelle et la propriété privée des biens
Au commencement, Dieu a confié la terre et ses ressources à la gérance commune de l’humanité pour qu’elle en prenne soin, la maîtrise par son travail et jouisse de ses fruits (cf. Gn 1, 26-29). Les biens de la création sont destinés à tout le genre humain. Cependant la terre est répartie entre les hommes pour assurer la sécurité de leur vie, exposée à la pénurie et menacée par la violence. L’appropriation des biens est légitime pour garantir la liberté et la dignité des personnes, pour aider chacun à subvenir à ses besoins fondamentaux et aux besoins de ceux dont il a la charge. Elle doit permettre que se manifeste une solidarité naturelle entre les hommes. [2402]

La doctrine sociale de l’Église
La doctrine sociale de l’Église s’est développée au dix-neuvième siècle lors de la rencontre de l’Évangile avec la société industrielle moderne, ses nouvelles structures pour la production de biens de consommation, sa nouvelle conception de la société, de l’État et de l’autorité, ses nouvelles formes de travail et de propriété. Le développement de la doctrine de l’Église, en matière économique et sociale, atteste la valeur permanente de l’enseignement de l’Église, en même temps que le sens véritable de sa Tradition toujours vivante et active (cf. CA 3). [2421]

L’Église a rejeté les idéologies totalitaires et athées associées, dans les temps modernes, au " communisme " ou au " socialisme ". Par ailleurs, elle a récusé dans la pratique du " capitalisme " l’individualisme et le primat absolu de la loi du marché sur le travail humain (cf. CA 10 ; 13 ; 44). La régulation de l’économie par la seule planification centralisée pervertit à la base les liens sociaux ; sa régulation par la seule loi du marché manque à la justice sociale " car il y a de nombreux besoins humains qui ne peuvent être satisfaits par le marché " (CA 34). Il faut préconiser une régulation raisonnable du marché et des initiatives économiques, selon une juste hiérarchie des valeurs et en vue du bien commun. [2425]

Le travail humain procède immédiatement des personnes créées à l’image de Dieu, et appelées à prolonger, les unes avec et pour les autres, l’œuvre de la création en dominant la terre (cf. Gn 1, 28 ; GS 34 ; CA 31). Le travail est donc un devoir : " Si quelqu’un ne veut pas travailler, qu’il ne mange pas non plus " (2 Th 3, 10 ; cf. 1 Th 4, 11). Le travail honore les dons du Créateur et les talents reçus. Il peut aussi être rédempteur. En endurant la peine (cf. Gn 3, 14-19) du travail en union avec Jésus, l’artisan de Nazareth et le crucifié du Calvaire, l’homme collabore d’une certaine façon avec le Fils de Dieu dans son Œuvre rédemptrice. Il se montre disciple du Christ en portant la Croix, chaque jour, dans l’activité qu’il est appelé à accomplir (cf. LE 27). Le travail peut être un moyen de sanctification et une animation des réalités terrestres dans l’Esprit du Christ.[2427]

Dans le travail, la personne exerce et accomplit une part des capacités inscrites dans sa nature. La valeur primordiale du travail tient à l’homme même, qui en est l’auteur et le destinataire. Le travail est pour l’homme, et non l’homme pour le travail (cf. LE 6).
Chacun doit pouvoir puiser dans le travail les moyens de subvenir à sa vie et à celle des siens, et de rendre service à la communauté humaine. [2428]

Les responsables d’entreprises portent devant la société la responsabilité économique et écologique de leurs opérations (cf. CA 37). Ils sont tenus de considérer le bien des personnes et pas seulement l’augmentation des profits. Ceux-ci sont nécessaires cependant. Ils permettent de réaliser les investissements qui assurent l’avenir des entreprises. Ils garantissent l’emploi. [2432]

L’accès au travail et à la profession doit être ouvert à tous sans discrimination injuste, hommes et femmes, bien portants et handicapés, autochtones et immigrés (cf. LE 19 ; 22-23). En fonction des circonstances, la société doit pour sa part aider les citoyens à se procurer un travail et un emploi (cf. CA 48).[2433]

Le juste salaire est le fruit légitime du travail. Le refuser ou le retenir, peut constituer une grave injustice (cf. Lv 19, 13 ; Dt 24, 14-15 ; Jc 5, 4). Pour apprécier la rémunération équitable, il faut tenir compte à la fois des besoins et des contributions de chacun. " Compte tenu des fonctions et de la productivité, de la situation de l’entreprise et du bien commun, la rémunération du travail doit assurer à l’homme et aux siens les ressources nécessaires à une vie digne sur le plan matériel, social, culturel et spirituel " (GS 67, § 2). L’accord des parties n’est pas suffisant pour justifier moralement le montant du salaire. [2434]

L’amour des pauvres
" L’amour de l’Église pour les pauvres ... fait partie de sa tradition constante " (CA 57). Il s’inspire de l’Évangile des béatitudes (cf. Lc 6, 20-22), de la pauvreté de Jésus (cf. Mt 8, 20) et de son attention aux pauvres (cf. Mc 12, 41-44). L’amour des pauvres est même un des motifs du devoir de travailler, afin de " pouvoir faire le bien en secourant les nécessiteux " (Ep 4, 28). Il ne s’étend pas seulement à la pauvreté matérielle, mais aussi aux nombreuses formes de pauvreté culturelle et religieuse (cf. CA 57). [2444]

La valeur primordiale du travail tient à l’homme même, qui en est l’auteur et le destinataire. Moyennant son travail, l’homme participe à l’œuvre de la création. Uni au Christ le travail peut être rédempteur. [2460]

La prière de demande
La demande chrétienne est centrée sur le désir et la recherche du Royaume qui vient, conformément à l’enseignement de Jésus (cf. Mt 6, 10. 33 ; Lc 11, 2. 13). Il y a une hiérarchie dans les demandes : d’abord le Royaume, ensuite ce qui est nécessaire pour l’accueillir et pour coopérer à sa venue. Cette coopération à la mission du Christ et de l’Esprit Saint, qui est maintenant celle de l’Église, est l’objet de la prière de la communauté apostolique (cf. Ac 6, 6 ; 13, 3). C’est la prière de Paul, l’Apôtre par excellence, qui nous révèle comment le souci divin de toutes les Églises doit animer la prière chrétienne (cf. Rm 10, 1 ; Ep 1, 16-23 ; Ph 1, 9-11 ; Col 1, 3-6 ; 4, 3-4. 12). Par la prière tout baptisé travaille à la Venue du Royaume. [2632]

" Prie et travaille " (cf. S. Benoît, reg. 20 ; 48). " Priez comme si tout dépendait de Dieu et travaillez comme si tout dépendait de vous " (Attribué à Ignace de Loyola). Ayant fait notre travail, la nourriture reste un don de notre Père ; il est juste de la Lui demander et de Lui en rendre grâces pour cela même. C’est le sens de la bénédiction de la table dans une famille chrétienne. [2834]

Le salaire dans la bible

Le Seigneur me traite selon ma justice, il me donne le salaire des mains pures, [2S 22, 21]

Qu’il ne mise pas sur la fraude, il ferait fausse route, car la fraude serait son salaire. [Jb 15, 31]

Le salaire du juste lui sert à vivre ; les gains du méchant ne servent qu’à pécher ! [Pr 10, 16]

C’est verser le sang que priver l’ouvrier de son salaire. [Si 34, 27]

Le salaire du méchant n’est qu’illusion ; à qui sème la justice, la récompense est assurée. [Pr 11, 18]

Chacun, du fruit de sa bouche, peut tirer grand bien, comme chacun recueille le salaire de ses mains. [Pr 12, 14]

Vous avez semé beaucoup, mais récolté peu ; vous mangez, mais sans être rassasiés ; vous buvez, mais sans être désaltérés ; vous vous habillez, mais sans vous réchauffer ; et le salarié met son salaire dans une bourse trouée. [Ag 1, 6]

Il se mit d’accord avec eux sur le salaire de la journée : un denier, c’est-à-dire une pièce d’argent, et il les envoya à sa vigne. [Mt 20, 2]

Le soir venu, le maître de la vigne dit à son intendant : “Appelle les ouvriers et distribue le salaire, en commençant par les derniers pour finir par les premiers.” [Mt 20, 8]

Il leur répondit : « Donnez-leur vous-mêmes à manger. » Ils répliquent : « Irons-nous dépenser le salaire de deux cents journées pour acheter des pains et leur donner à manger ? » [Mc 6, 37]

Restez dans cette maison, mangeant et buvant ce que l’on vous sert ; car l’ouvrier mérite son salaire. Ne passez pas de maison en maison. [Lc 10, 7]

Restez dans cette maison, mangeant et buvant ce que l’on vous sert ; car l’ouvrier mérite son salaire. Ne passez pas de maison en maison. [Lc 10, 7]

Le moissonneur reçoit son salaire : il récolte du fruit pour la vie éternelle, si bien que le semeur se réjouit en même temps que le moissonneur. [Jn 4, 36]

Philippe lui répondit : « Le salaire de deux cents journées ne suffirait pas pour que chacun reçoive un peu de pain. » [Jn 6, 7]

Si quelqu’un accomplit un travail, son salaire ne lui est pas accordé comme un don gratuit, mais comme un dû. [Rm 4, 4]

Car le salaire du péché, c’est la mort ; mais le don gratuit de Dieu, c’est la vie éternelle dans le Christ Jésus notre Seigneur. [Rm 6, 23]

Celui qui plante et celui qui arrose ne font qu’un, mais chacun recevra son propre salaire suivant la peine qu’il se sera donnée. [1Co 3, 8]

Le salaire dont vous avez frustré les ouvriers qui ont moissonné vos champs, le voici qui crie, et les clameurs des moissonneurs sont parvenues aux oreilles du Seigneur de l’univers. [Jc 5 , 4]

Voici que je viens sans tarder, et j’apporte avec moi le salaire que je vais donner à chacun selon ce qu’il a fait. [Ap 22, 12]


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